Diffusion en cours

OPERAPORNO-PIERRE GUILLOIS (Le fils du Grand réseau)
Genre: 
THEATRE MUSICAL
La Cie FDGR conventionnée par le Ministère de la Culture, Communication,DRAC de Bretagne,Coproductions : Rond-Point, Théâtre de Liège,CD de la Fédération Wallonie-Bruxelles, CDN Normandie,Théâtre l’Aire Libre,Fonds de création lyrique SACD
Durée: 
1h30

Ecriture et mise en scène : Pierre Guillois

Composition musicale : Nicolas Ducloux

Comédiens / chanteurs :

Jean Paul Muel

Lara Neumann

Flannan Obé

François-Michel Van Der Rest

Musiciens :

Nicolas Ducloux – piano

Grégoire Korniluk et Jérôme Huille violoncelle (en alternance)

Costumes : Axel Aust assisté de Camille Ménager

Création lumières : Marie Hélène Pinon

Scénographie : Audrey Vuong assistée de Gérald Ascargorta

 Accessoires : Judith Dubois et Patrick Debruyn

Construction des décors et costumes par les ateliers de Liège.

Régie générale : Fabrice Guilbert

Résumé

Opéra ?

Il s’agit plutôt d’un bouffe ou d’un théâtre musical. Mais l’appellation opéra porno est irrésistible et indique mieux l’endroit de profanation sur lequel nous prétendons nous divertir avec les chanteurs. La musique légère connaît une tradition grivoise… Nous poussons seulement le bouchon un peu plus loin, époque oblige. Sous les atours « faciles » d’une œuvre libertine se cache un défi immense : celui de conduire une pièce lyrique dans les affres du sexe le plus déviant en relevant le pari d’une comédie réussie et d’une musique capable d’émouvoir.

 

Porno ?

Notre opérette (donc) est plus ordurière qu’érotique. Est-ce encore de la pornographie ? Probablement pas. Mais scandaleuse oui et sexuelle absolument : l’ordre familial est pulvérisé et son ciment moral détruit à coup de sodomie, inceste, pratiques scatologiques et autres perversions particulièrement dégoutantes. Les interprètes ne seront pas exposés tels des acteurs de film X mais devront jouer de sensualité pour incarner dans toute leur complexité ces protagonistes lubriques lâchés au cœur de situations intolérables et terrifiantes.

Comique ?

La seule clé de notre salut est l’humour. Le rire seul nous sauvera du véritable outrage. Il ne s’agit pourtant pas de prendre tout cela à la légère. En se jouant des plus grands tabous, des peurs les mieux enfouies, l’écriture prétend faire jaillir un humour particulièrement féroce. Le rire n’en sera que plus libérateur, plus puissant, provenant du plus profond, du plus intime, du plus secret de l’être – car nous avions oublié que toutes ces choses étaient possibles et combien elles étaient interdites !

L’histoire

Un week-end en famille. Une petite maison de campagne, en bordure d’étang. Une grand-mère bloquée dans la voiture, un jeune-homme très sensible au charme de sa belle-mère, un père qui se coupe bêtement l’index en tentant de surveiller sa jeune et très jolie nouvelle épouse.

Le doigt du père est dans le frigo. Le fils priape se perd dans la forêt. La grand-mère libérée vomit dans les bosquets. La belle-mère s’ennuie sur la cuvette des cabinets. Tout dégénère… Les quiproquos s’enchaînent, les horreurs commises s’intensifient et la farce le dispute aux pratiques érotiques les plus insoutenables… jusqu’au coït final.

Dans la veine du Gros la vache et le mainate cet Opéraporno rêve de scandale et vise la jouissance extrême de celui qui rit, est horrifié par son rire, et rit plus encore de son effroi.

Presse

Operaporno défie les lois du genre opératique en faisant d’un week-end en amoureux la trame d’une comédie trash et hilarante.

Tout commence dans un cadre idyllique, près d’une petite bicoque aux volets de guingois, sise au bord d’un lac sur lequel flotte une barque, telle une invitation au farniente et à la pêche. Entre les arbres et les roseaux, on aperçoit un violoncelle couché sur un piano. Nous sommes ici à l’opéra, indique le titre, plutôt à l’opérette en fait, ou à l’opéra-comique, certainement pas sur un tournage porno, porno qui ne sera d’ailleurs que verbal et surtout très rigolo. Dans cet Eden de pastorale, très vite, tout déraille. Un homme d’une cinquantaine d’années rejoint sa modeste demeure familiale pour un week-end prolongé en compagnie de sa nouvelle femme, une blonde plantureuse qui ne mâche pas ses mots, mais aussi – quelle drôle d’idée –, de son fils et sa mère. Et près de ce lac qui s’avèrera n’être qu’un étang, une mare, voire un trou d’eau, le fils se révèle très tôt sensible aux charmes de sa belle-mère tandis qu’une chute des clés dans l’eau condamne l’ancêtre à rester enfermée dans la voiture. « Lol, je blague, je rigole » entonne la sexy Clotilde dans un air d’opérette. Décalage entre le registre lyrique et un langage qui n’a pas peur du vulgaire, dialogues tout en ruptures, action qui tourne au vaudeville familial rythmé en direct par l’accompagnement musical, on comprend très vite qu’il s’agit ici de briser les tabous et les codes.

« On ne fiste pas son fils / on n’éjacule pas dans grand-mère »

Et de se retrouver près d’une heure et demie plus tard avec les quatre personnages entonnant joyeusement la morale de l’histoire, chantant avec le même sérieux opératique « on ne fiste pas son fils, son petit-fils (…) on n’éjacule pas dans grand-mère » ! Que s’est-il passé pour en arriver là ? Il a fallu que se déploie tout le culot – et le talent – de Pierre Guillois, ancien directeur du théâtre du Peuple de Bussang et Molière 2017 de la meilleure comédie pour Bigre, lancé sur une idée folle née de son compositeur et pianiste Nicolas Ducloux. Un culot qui les a conduits à abattre une par une toutes les barrières qui séparent le correct du vulgaire, l’acceptable du graveleux, le rire gras de l’humour spirituel, à partir d’une écriture acrobatique, portée par une troupe de comédiens chanteurs aussi doués pour le comique que pour le chant. Dans cette comédie cul, on n’arrête pas de s’étonner de l’audace de chaque nouvelle situation, de chaque nouvelle réplique, de ces gags qui auraient paru quelques secondes avant impensables, et qui s’avèrent diablement efficaces, et par moments franchement hilarants. Inceste, scatologie et sodomie, aucun tabou ne résiste à cette comédie trash, on l’aura compris, à ne pas mettre entre toutes les oreilles, mais qui élargit franchement le spectre de la comédie. LA TERRASSE

 

Photos
OPERAPORNO - Fabienne Rappeneau
OPERAPORNO - Fabienne Rappeneau
OPERAPORNO - Fabienne Rappeneau
OPERAPORNO - Fabienne Rappeneau
Calendrier

TOURNEE 2018

THEATRE DES DEUX RIVES- CENTRE DRAMATIQUE NATIONAL DE NORMANDIE - ROUEN (76) : mardi 16, mercredi 17, jeudi 18, vendredi 19, samedi 20, mardi 23, mercredi 24, jeudi 25, vendredi 26, samedi 27 janvier 2018. (Du mardi 16 au vendredi 19 à 20h00 / samedi 20 à 18h00 / du mardi 23 au vendredi 26 à 20h00 / samedi 27 à 18h00)

THEATRE DE CHATILLON- THEÂTRE PLURIDICIPLINAIRE, CINEMA ART&ESSAI CHÂTILLON (92): samedi 3 février 2018 (20h30)

L’AIRE LIBRE – CENTRE DE PRODUCTION DES PAROLES CONTEMPORAINES – SAINT JACQUES DE LA LANDE...