Saisons passées

RISK (L'interlude/Théâtre Oratorio)
Genre: 
Théâtre Musique Tout Public à partir de 14 ans.
L’Interlude T/O
Durée: 
1h30

Conception : Eva Vallejo / Bruno Soulier

Texte: John Retallack
Mise en scène : Eva Vallejo 
Comédiens : Henri Botte, Lyly Chartiez, Marie-Aurore d’Awans, Gérald Izing, Gwenaël Przydatek
Musique : Bruno Soulier
Lumières : Philippe Catalano
Assistants à la mise en scène : Anne Lepla et Guick Yansen
Clavier, ordinateur : Bruno Soulier
Régie générale : Eric Blondeau
Sonorisateur : Olivier Lautem
Surtitrage vidéo : Fanny Derrier

Résumé

Œuvre chorale à l’écriture tendue, poétique, explosive, RISK déploie une chorégraphie visuelle et sonore, faite de trajectoires humaines, entre chutes et rebonds, à l’image du thème qu’il explore : celui du monde de l’adolescence.

Presse

La vie est un « risk », et c’est diablement beau.
Chacun décrit la chute qui a marqué son passage au seuil de l’âge adulte. « Une fois que j’ai commencé à boire, j’ai arrêté de danser », raconte une jeune fille qui s’est mise à picoler en boîte de nuit sur l’injonction de ses copines.  Une autre décrit comment elle a « pris goût au sang »après avoir tenu tête à « Lorraine », la terreur de son lycée. Et comment elle s’est mise à tabasser faibles et enfants, juste pour se maintenir du côté des bourreaux. Simple affaire de jeu de rôle. « J'étais acceptée et je voulais continuer à l'être. J'en avais marre de faire le punching-ball »…  Un gothique au cœur tendre décrit quant à lui toutes ses tristes années passées chez ses parents sans jamais se sentir chez lui. Les coups de ses frères, puis de son père ; jusqu’au jour de sa fugue sans retour…

LE MONDE.FR (11 juillet) Judith Sibony

Chaque aventure est inscrite sous le signe du « risque », comme s’il fallait en finir une bonne fois pour toutes avec les précautions obsessionnelles qui caractérisent la petite enfance. « Garder les portes et les fenêtres fermées en permanence. Ne jamais ouvrir la porte à des inconnus. Ne pas faire bouillir d'eau. Mettre tous les médicaments, désinfectants et produits ménagers en lieu sûr »… Cette litanie sert de prologue à la pièce, sorte de préhistoire ironique des « teenagers » qui vont ensuite prendre la parole.
Rien d’extraordinaire, au fond, dans ces histoires de vie, de violence et de peine. A partir de ces échantillons d’horreur banale, l’écrivain John Retallack et la compagnie Interlude T/O font pourtant du grand art. Une sorte de poème brutal dont les acteurs, tous prodigieux, s’emparent de tout leur corps et de toute leur voix. Un spectacle d’une force magnétique, entre le ballet noir et l’opéra gore, traversé par une lucidité éclatante qui finir par tenir lieu de lumière.

PREMIERE. Coup de cœur. Hélène Kuttner (19/07/13)

Eva Vallejo et Bruno Soulier, de la compagnie l’Interlude de Lille, se sont emparé de ces pépites explosives pour les mettre en scène et en musique, comme un orchestre à cinq voix avec synthétiseur et piano. Haletant, gesticulant, vibrant de paroles et de souffrance, les comédiens participent à cette tectonique sur un tempo effréné qui dit les soubresauts de l’existence et la fragilité de leurs parcours. La musique, les lumières animent les silhouettes en transe, car la vie n’est pas un long fleuve tranquille et que la technique des appareils numériques accélère la tension des enfants des grandes villes. C’est beau et intense, déchirant et vertigineux. 

L’HUMANITE M.-J. S.(27/07/13)

Risk est le texte dʼun auteur anglais, John Retallack, qui pratique un théâtre documentaire à partir de paroles collectées et réécrites. Ici, il a recueilli les mots de très jeunes adolescents écossais, originaires plus précisément de Glasgow. Des très jeunes gens, filles et garçons, qui, au hasard dʼune rencontre, dʼun coup de sang, dʼune déception, dʼun sentiment dʼabandon, dʼun défi stupide adoptent des conduites dites à risque. Les adultes sont désemparés devant un tel phénomène. Ils se sentent impuissants face à cette mise en danger volontaire, cette descente aux enfers, ces scarifications qui dessinent sur les corps une souffrance intérieure sans nom. Devant ces cris muets qui se heurtent le plus souvent à lʼindifférence, on entend, égrenées en voix off, brouillées et lointaines, des consignes de sécurité qui balisent la vie de chaque citoyen, depuis le berceau et les jardins dʼenfants, sur les quais du métro, dans les halls dʼaéroport et qui nous poursuivent jusque dans la mort. Ici, cinq acteurs, alternant monologues et instants choraux, ne se ménagent pas. Chacun de leurs gestes, de leurs déplacements est maîtrisé, au cordeau. Eva Vallejo a chorégraphié ce bouillonnement intérieur, ces pulsions-impulsions des corps et du coeur avec le talent et la rigueur quʼon lui connaît, et la complicité de Bruno Soulier qui signe la partition musicale et donne une dimension rock, sombre et mélancolique à cet oratorio pour ces anges déchus de notre planète.
 

Le spectacle explore avec une incroyable puissance le passage de l'état d'enfant à celui d'adultes et questionne avec force les notions de responsabilité et de constructionen soi. On prend une claque et l'on n'en sort pas indemne.

VOIX DU NORD.

 

Photos
Crédits:GUICK YANSEN
Crédits:GUICK YANSEN
Crédits:GUICK YANSEN
Calendrier

CALENDRIER 2016/2017

THEATRE DE LA TETE NOIRE-SARRAN (47) : Jeudi 2 mars 2017

CALENDRIER 15/16
Maison du théâtre – Amiens(80) : mercredi 2 (19h30),  jeudi 3 décembre 2015 (19h30)
La coursive- Scène Nationale de la Rochelle (17) : jeudi 28 (10h et 14h15), vendredi 29 janvier (10h et 14h15)
Théâtre Jean Vilar- Montpellier (34) : mardi 2 (14h30 et 20h), mercredi 3 février 2016 (20h)
Ville de Saint Gratien(95) : vendredi 11 mars 2016 (21h)
La Manufacture-CDN...